dimanche 18 mars 2018

Fallait pas l'inviter!

Le printemps revient. Les cheminots vont lancer des grèves sur plusieurs mois. L’état s’attaque à la léthargie de la SNCF, en voulant réformer et privatiser. Les retraités sont dans la rue, on touche à leur pouvoir d’achat. Les Ehpad commencent à se soulever pour défendre l’intégrité et la dignité de leur travail.

Le pouvoir est fort de son côté, il cible les avantages des cheminots pour mettre l’opinion de son côté. Il traite aussi les retraités de nantis et face aux chômages leur dit qu’ils peuvent faire preuve de solidarité. Il utilise le corporatisme pour mieux gérer les conflits, nous dit que les problèmes viennent de notre voisin.

Fallait pas élire Macron ! De ces gens cités plus haut combien ont voté pour lui, pas tous mais un certain nombre, qui nous diront "C’était pour contrer LE PEN!". Elle n’aurait jamais gagné, elle avait peur du pouvoir. Il fallait voter de l’autre côté, voter Mélenchon et ça le pouvoir l’a senti les dernières semaines de la campagne, les médias se sont acharnés sur Mélenchon en blanchissant même Marine. Tous ces syndicats sont restés dans leur carcan ils ont voté contre plutôt qu’utile. Comme si chacun voulait rester dans sa petite tour en gardant les avantages par rapport à d’autre.

Ce que les pouvoirs ont fait depuis vingt ans, c’est un lavage de cerveaux, ils se sont petit à petit immiscés dans nos têtes en nous insufflant des idées. Le problème de la dette, le fait qu’il faut obéir à l’Europe, qu’il faut faire des efforts, se serrer la ceinture car on est le pays le moins travailleur, qui fait le moins d’efforts. La majorité pense que voter Macron n’est pas une bonne solution mais ils sont persuadés, avec ce martèlement, qu’il n’y a pas d’autre solution. Que choisir entre la peste et le choléra vaut mieux la moins pénible. Parce que l’autre solution c’est le diable, il veut taper sur les riches, veut discuter avec l’Europe d’égal à égal, il dit que la dette ce n’est pas un problème et que de toute façon on ne la remboursera jamais. D’ailleurs la dette ce n’est pas nous qui l’avons contractée ce sont les banques qui en ont profité, pourquoi faudrait il encore leur donner de l’argent?

Sous prétexte de dette on veut faire des économies. Donc on commence par les services publics. On va fermer des bureaux de postes, des écoles, des hôpitaux. Ces services ne doivent pas faire de profits, ils sont là pour une qualité de vie du public. Pendant ce temps 120 milliards d’évasion fiscale, c’est évident que le service public ne tient pas le coup si la répartition ne fonctionne plus. Le système français était un des meilleurs au niveau social à condition que les vases communicants fonctionnent. Maintenant les riches gagnent de plus en plus et paient de moins en moins d’impôts. La société Total, une des plus grosses entreprises française, ne verse pas un centime d’impôts.

Macron, je l’ai déjà dit, est au service de la finance. Il va libéraliser à tout prix, réduire le service public au minimum et soutirer de l’argent aux classes moyennes. En fait même Mélenchon se prend les pieds dans le tapis de temps en temps avec ses Chavez et autres Castro et ne devient plus crédible. Macron a un boulevard devant lui.
Seul espoir, des gens comme Besancenot que j’écoutais à « on n’est pas couché » tout le monde avait l’air d’accord avec lui sur le plateau, quant à voter pour lui c’est une autre affaire.

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